Very Long Trip

Publié le par flostralia

Comme prévu, ma dernière nuit à Paris n'aura pas été propice au sommeil.

Non pas à cause de quelconque excès.

Mais plutôt en raison de mon excitation. Car, quittant CDG à 18h10, il semblerait que j'aie jugé utile de me réveiller toutes les 30 minutes, et ce dès le début de la nuit.

 

Puis, vinrent les classiques salutations à la famille (je pars en voyage, pas à l'échafaud, encore faut-il s'en persuader!), et l'arrivée à l'aéroport pour un saut de puce vers Londres. Vol classique, 40 minutes en l'air pour bien plus en bout de piste, puis transfert du rutilant Terminal 5 d'Heathrow vers l'antique Terminal 3.

Je me retrouvai alors avec deux heures à m'occuper, le stress commençant réellement à monter. Heureusement, tout ancien londonien, même de passage, imaginera sans peine comment s'occuper au T3...

 

Un petit indice en photo...

 

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Après avoir dégusté deux pintes et dévoré un sandwich insipide en rêvassant devant ma carte d'embarquement, je me décidai alors de lever les yeux vers les tableaux d'affichage, puis de me diriger vers la porte d'embarquement.

 

Parlons justement de cet épisode. Me voici parqué, avec quelques centaines de congénères, dans un espace sans siège. A ce moment, un peu grisé, mon esprit est totalement ailleurs. Mon regard fermé, mélange de concentration et de stress.

Mais, après une quinzaine de minutes de ce traitement, mon attention se porte sur la charmante demoiselle qui me suit dans la file d'attente.

Lecteurs, j'imagine que vous vous dites: "Enfin, de l'action sur ce blog moribond, Flo va enfin nous parler de filles". Aurais-je décidé d'écouter les remarques émanant de tous, surtout de celles et ceux qui ne me lisent pas? Mais non, que nenni!

Elle pleure, son copain (vous avez vu, vos espoirs, tués dans l'oeuf) est presque dans le même état. Je me dis alors que plutôt que de me poser d'inénarrables questions existentielles sur ce que je fais là, je pourrais plutôt faire un peu de sociologie (allez, narrons!).

J'ai donc pu classer les passagers de ce vol en sous-ensembles disjoints :

  • Les touristes. On les reconnaît à leur tenue, leurs discussions et leur comportement improbables. Ce sont de loin les plus bruyants, les plus actifs et les plus exaltés. Les observer donnerait presque envie de rentrer chez soi s'allonger avec un lit et une bouillotte.
  • Les "serial-travelers". Déguisés d'une façon ou d'une autre, ils sont blasés, souvent très sûrs d'eux. Quand on prend une compagnie régulière, ils font le plus gros de la troupe. Les observer donnerait presque envie de rentrer chez soi s'allonger avec un lit et une bouillotte!
  • Les paumés. Eux, ils ne prennent pas l'avion habituellement. Ou, tout du moins, pas comme ça. Je m'explique. Parmi les passagers, certains semblent totalement perdus dans leurs pensées, pleurent, d'autres semblent ne pas entendre les instructions des hôtesses, égarés dans un certain marasme. Ils entrent dans l'avion comme des boeufs à l'abattoir. Mes voisins de file d'attente sont clairement des paumés (moi aussi sans doute). Et si je les ai remarqués, c'est sans doute car je n'en avais jamais vu autant s'apprêtant à prendre place dans un Boeing. Les observer donnerait presque envie de rentrer chez soi s'allonger avec un lit et une bouillotte!!

N'ayant jamais possédé de bouillotte, et ayant bien mieux à faire que de me recoucher, j'ai alors décidé de "griller" la queue en bon français que je suis, et j'ai rejoint avec empressement ma place à une issue de secours. Quand le chef de cabine s'est avancé vers moi, quelques minutes avant le décollage, j'ai un instant rêvé à un surclassement en business. Mais ce traitement de faveur était destiné à ma voisine. J'aurai cependant deux sièges pour moi.

Après 12 heures d'avion, ayant regardé quatre navets, ponctués de moments de micro-sommeil, je réalise hagard que nous sommes déjà à Bangkok. Tout a été vite, la moitié du chemin est parcourue.

Après une heure trente dans un environnement tropical, dans un aérogare non climatisé, c'est presque avec hâte que je rejoins mon siège. Pour ce deuxième leg je suis assis à côté d'un Australien pesant au bas mot 130 kilos et qui déborde allègrement sur mon siège, avec derrière moi un bébé minuscule. Le voyage s'annonce trèèès looong. Trois cents pages d'un roman, deux journaux et trois navets plus tard, me voici arrivé à Sydney, sans avoir fermé un oeil. Atterrissage à 6h01 du matin, car, nous dit le pilote, il est interdit de se poser plus tôt. Nous avons donc fait plusieurs fois le tour de la ville, et j'ai pu observer l'océan Pacifique d'en-haut. Et je me demande encore pourquoi planifier des vols qui, s'ils décollent à l'heure, arriveront à destination avant d'être autorisés à regagner le sol...

Ensuite, passage express à la douane, formalité ne m'ayant pris que 30 secondes, attente des bagages, puis passage aux "chiens". De joyeux saucissons sur pattes qui reniflent chaque valise. N'ayant rien emmené d'illicite, me voici donc autorisé à enfin fouler la terre australienne.

Mes 35 kilos de bagages me semblant un fardeau insurmontable après un long périple, j'embarque alors prestement dans un taxi, direction le Meriton!

 

La suite au prochain épisode, cet article est déjà bien assez long! Peut-être à cause de mon fascination à donner dans mon article une série de chiffres qui n'intéresseront personne. Passons...

Publié dans Installation

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Magali 29/11/2011 23:18

Hey ! alors cela fait quelques jours que tu as posé le pied : toujours aussi paumé ? toujours aussi stressé ? Je suppose que tu as maintenant l'esprit bien occupé par la recherche d'un appartement
(ou d'un hébergeur), et que ce temps où tes pensées pouvaient errer est peut-être déjà passé. Enfin tu peux quand même venir errer par ici, nous te lirons !

flostralia 30/11/2011 00:32



Salut!! OUi ça y est, enfin arrivé. Beaucoup moins stressé déjà, j'ai en ce moment l'esprit dans la recherche d'appartements/colocations, ce qui me permet de me promener dans la ville et de
découvrir plein de nouevaux quartiers. Du coup c'est bien, j'ai des préoccupations désormais uniquement pragmatiques! (faut-il mieux un salon plus grand, un barbecue, ou alors la piscine dans
l'immeuble...).


Et je compte bientôt republier un article, pas d'inquiétude!



ariane 28/11/2011 21:57

Yes sir!

ariane 28/11/2011 21:35

J'adore ton style, Florian! Je suis fan!!!
Ça me rappelle quand j'étais une "serial-travelleuse" (tu vois que j'ai tout lu...)

flostralia 28/11/2011 21:41



Merci, quelle popularité! 


Et puis, tu vas redevenir "serial-travelleuse" pour Pâques, non?



Exar 28/11/2011 21:34

C'était quoi tous les navets ?

flostralia 28/11/2011 21:39



Je ne sais pas si je peux raconter^^ 


De ce que je me souviens : bad teacher, very bad trip 2, pirate des caraibes 4, friends with benefits, et mes meilleures amies.


Après j'en ai a moitié regardé un autre, dont je ne me souviens plus.


En y réfléchissant, je n'ai regardé que des films de fille...



ariane 28/11/2011 19:15

Epique!

flostralia 28/11/2011 21:10



Emanant d'une prof de lettres, est-ce ironique?


T'as tout lu au moins, j'espère