Je ne peux vivre sans toit...

Publié le par flostralia

Dès le lendemain de mon arrivée, un nouvel objectif se présentait devant moi : me loger. Ce qui s'apparente à un parcours du combattant, quand on ne dispose que de 3 jours avant de reprendre le travail, et que l'on ne connait pas la ville où l'on emménage.

Un premier constat s'imposa alors à moi : les transports en commun ne semblent pas vraiment être le fort de la ville. Il n'y a pas de métro, ni de trams. Seuls quelques trains, et des bus qui parcourent des rues embouteillées aux heure de pointe. La tour occupée par la mère-nourricière se situant en plein centre-ville, sans parking environnant, je choisis d'emblée de me concentrer ser les quartiers les plus proches du CBD (zone des affaires - la City locale).

Ceci limita donc outrageusement la liste d'appartements potentiels, enlevant tout ceux dont le prix semblait à première vue raisonnable. Ici, les loyers se paient à la semaine, et je me suis fixé un budget de 450$ (par semaine...).

 

Mais tout d'abord, petit aparté sur la recherche d'appartement. Dans ce grand pays, les agents immobiliers postent leurs annonces sur internet, ici et ici par exemple. Puis, après quelques jours, il donnent une heure d'inspection. C'est quoi ce bazar? Une sorte de visite collective, lors de laquelle celui qui est chargé de vous louer l'appartement envoie des textos sur son IPhone, pendant qu'une dizaine de badauds arpentent rapidement les pièces, en posant systématiquement les mêmes questions : durée du bail (6 ou 12 mois, toujours la même réponse), meublé ou pas, état de la connexion internet.

Ensuite, si l'on est intéressé, il faut prendre un application form, sur papier ou à remplir en ligne, permettant de "postuler" pour obtenir l'appartement. Parfois 10 personnes souhaitent louer, d'autres, aucune... C'est, pour un novice comme moi, un bon moyen de savoir si les prix sont conformes au "marché". Car il semblerait que l'australien adore déménager, contrairement au français.

Autres curiosités en vrac : les gens ont rarement une armoire, le linge propre traîne allègrement dans la chambre, la plupart des appartements sont équipé d'un sèche-linge, ils existe des machines à laver donc l'axe du tambour est vertical (mouais), mais surtout, tout est conçu, contrairement à la France, pour éviter de faire rentrer la lumière. Ce qui laisse présager un été particulièrement chaud.

 

La seconde solution s'offrant à moi serait de me trouver une colocation. Ceci me permettrait de rencontrer de nouvelles personnes, et accessoirement d'économiser quelque denier. On peut sans difficulté distinguer deux types de colocation :

  • Les "familiales" : organisées autour d'une grande pièce commune, les colocataires semblent vivre ensemble. Dans ce cas, on a le droit de discuter avec les autres pendant la visite.
  • Les "utilitaires" : là, pas vraiment de pièce commune, on partage la machine à laver, la cuisine et surtout la salle de bains.

Leur finalité respective est bien différente : en effet, les "utilitaires" ne servent qu'à économiser de l'argent (surtout celles où il faut partager sa chambre), tandis que les "familiales", souvent plus chères (on ne maximise pas le nombre de lits, imaginez!), sont bien plus sympathiques. Elles sont cependant bien plus rares...

 

J'en ai donc fini de ma parenthèse, bien plus longue que prévue... (ça me rappelle les rédactions à l'époque où j'étudiais - il fallait écrire un certain nombre de mots, j'en avais toujours bien trop. Bref, je m'égare encore).

 

Voila donc ce que j'ai découvert lors de mes trois premiers jours à Sydney.

Je m'y suis également promené, arpentant la ville dans tous les sens afin de savoir dans quel quartier je pourrais le plus facilement me projeter.

J'ai aussi échangé avec mes futurs collègues sur ces problématiques de logement, pour qu'ils puissent me conseiller, et m'éviter de commettre des erreurs. La conclusion : soit on paie cher, soit on habite loin!

 

Et, bien plus vite que prévu, mercredi soir arriva, sans avoir trouvé quoi que ce soit... Mes 5 mois de repos sont derrière moi. Posé sur un tabouret aux 3 wise monkeys, je repensai alors à ce congé sabbatique, qui me fit de toute évidence le plus grand bien!

Publié dans Installation

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Commenter cet article

Exar 05/12/2011 15:44

Y'a pas une bergerie en plein centre ville avec un loyer pas cher ?
Tu t'es déjà battu avec des surfers ou t'attends une semaine de plus ?

flostralia 06/12/2011 10:59



JE n'ai pas vu de bergerie, et je ne me suis pas battu avec des surfers. Absolument rien d'irrationnel pour le moment, a part les 47 dollars de sushis ce soir, je suis allé au tapis roulant et
j'ai un peu craqué...



Audrey 05/12/2011 12:38

Eh ben dis donc, ça a l'air bien galère cette recherche de toit! :-/
MDR ta conclusion : c'est pareil à Paname non? Soit c'est cher soit il faut s'éloigner du centre... Courage Flo!

flostralia 06/12/2011 10:58



Oui, c'est comme à Paris, comme dans toutes les grandes villes... Désespérant!



Sophie 04/12/2011 17:37

Mais au niveau de ton taf ils te filent pas un coup de main pour la recherche d'appart? C'est tendu quand même une semaine....

flostralia 05/12/2011 08:24



Non, ils me paient 2 semaines d'hotel, et on en est deja a une passée...


Ensuite, oui ca va etre dur!



ZPP 03/12/2011 14:46

Internet, pas interent !
C'est bien sympathique tout ca, mais ca manque cruellement de photos. On veux voir !!!

flostralia 03/12/2011 23:50



Je dois avouer que je n'en ai pas pris beaucoup... Mais oui t'as raison!



ariane 03/12/2011 08:14

Du coup tu vis où? Sous les ponts?

flostralia 03/12/2011 08:21



Hôtel pour le moment, mais je n'en ai plus qu'une semaine de payée... Ca commence à urger!